Jean Leveugle
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DRAME DRÔLE :

Je suis né en retard, cinq minutes après ma naissance,

et mon père était toujours à l'heure...



On en dit :

    C’est l’histoire d’un adulte surgi de nulle part — ou surgi de notre propre âme ? — pour régler ses comptes d’affection et d’afflictions avec son père. C’est une déclaration de détestations et d’amours non-dits. C’est la voix étrange, intrigante, dérangeante d’un adulte qui parle comme l’enfant qu’il est resté au tabernacle de son cœur face au portrait d’un père représentant le géniteur : grandeur, reprocheur, interdiseur à jamais !
    On entre dans le spectacle comme dans un rêve, celui de l’auteur ou bien le nôtre ? C’est une pièce autobiographique (?) universelle : pas seulement celle de Jean Leveugle, mais celle de tous les hommes en retard dès la naissance au rendez-vous avec leurs propres vies, face à leurs pères ou leurs dieux adorés et craints à la fois. « Je suis né en retard, cinq minutes après ma naissance. Moins musclé qu’un têtard, j’ai dit merde à la chance. Je suis né en retard, le train était déjà parti. Oublié sur le quai d’une gare, entre vingt-quatre heures et minuit ».
    Et cet homme-enfant s’enivre de vin, de mots et de poésie. Immédiatement il nous capture dans son univers onirique et mémorial. Dès la première phrase dite, énoncée, comme récitée parce que chaque mot fait mouche dans le cœur et l’esprit : pas besoin d’en rajouter, de « jouer ». Ivresse de la vie au milieu de dizaines de bouteilles vides et de bouteilles à vider. Et le plaisir de l’enivrement qui s’ébauche dès le premier soupir du bouchon qui commence à céder à l’aspiration du désir de l’ivresse. Et l’orgasme auditif du « plop » quand le liège lâche enfin prise !
    C’est le voyage d’une vie qui nous fait à la fois tendresse et rires. Ce personnage improbable et si extraordinairement quelconque nous éveille à la nécessité de la vie et de l’amour, à la mélancolie ordinaire de la solitude et de l’ennui.
    Pourtant, il n’est pas seul : un fantôme noir et silencieux lui apporte régulièrement un verre d’eau ... verre qui alimentera systématiquement un seau… d’eau. Non, il n’est pas tout à fait seul cet homme car le visage de sa mère l’accompagne toujours, lui répétant à l’envi son amour. Elle l’a toujours aimé et l’aimera toujours. Ce spectacle est aussi un merveilleux piège de douceur, d’humour, d’amour et de poésie. Et l’on soupire d’aise et de bonheur à chaque scène et finalement de tristesse lorsque le rideau tombe après plus d’une heure, renvoyant le spectateur à la morne et froide réalité de son inexistence.

    Soulignons enfin la brève mais riche participation d’Annick Cornette* — il faudrait dire le visage d’Annick en mère aimante — qui rassemble tous les amours maternels du monde dans son regard plein d’émotions.

Jean-Pierre Wallemacq

* Commentaire écrit avant que s’ajoute la participation réelle d’un enfant dans la pièce.

On en dit :

    Dans sa pièce « Je suis né en retard, 5 minutes après ma naissance » Jean-Leveugle raconte avec humour et tendresse, la détresse d’un homme qui a la sensation perpétuelle d’avoir raté un rendez-vous avec lui-même.
    On entre dans le spectacle comme dans un rêve, celui de l’auteur ou bien le nôtre ? C’est une pièce autobiographique (?) universelle : pas seulement celle de Jean Leveugle, mais celle de tous les hommes en retard dès la naissance au rendez-vous avec leurs propres vies, face à leurs pères ou leurs dieux adorés et craints à la fois. « Je suis né en retard, cinq minutes après ma naissance. Moins musclé qu’un têtard, j’ai dit merde à la chance. Je suis né en retard, le train était déjà parti. Oublié sur le quai d’une gare, entre vingt-quatre heures et minuit ».
    Dans un décor fixe, rempli de bouteilles d’alcool vides, un téléviseur qui montre le buste d’un homme qu’on devine être le père du personnage principal, Jean Leveugle propose une pièce qui psychanalyse nos modèles familiaux, amoureux et sociétaux.
    Pourquoi cette sensation d’être en retard ? Qu’y a-t-il dans ces 5 minutes ? Quelque chose qu’il aurait fallu connaître, avant de naître, un système tout entier et méconnu de ces êtres qui arrivent à la vie, innocents et mal armés, et qui vont passer leur vie à rêver, buter, comprendre, aimer, réussir ou échouer.
    Dans une succession de tableau, Jean leveugle par son un jeu subtil et bouleversant, cherche à bouger les lignes enfouies en nous-même toujours avec humour et tendresse mais sans complaisance.
    Il fouille dans nos recoins silencieux, les zones fragiles, nos contradictions, il va à l’endroit de nos blessures cachées qui nous empêchent de nous aimer pleinement nous-même et par voie de conséquence nous empêche d’aimer pleinement l’autre. Et ça... ça fait du bien.
    Lorsque vous irez voir ce spectacle ne vous étonnez pas de passer du rire aux larmes et inversement et d’en sortir le cœur gonflé et vos bagages moins lourds.

Ketty Orzala, Directrice Générale d’école de musique (jazz) à Paris, France

On en dit :

    Dès le début du spectacle, nous sommes happés par un personnage seul ou quasiment seul en scène. Sa solitude semble brisée de temps à autre par le passage sur le plateau d'une femme énigmatique qui lui sert un verre d’eau. Qui est-elle ? Que veut-elle nous dire ? Un rideau de bouteilles alignées sur une table tels de petits soldats au garde à vous semblent attendre leur tour pour partager les questions, les élans de poésie, de mélancolie, de douceur, d'amour et d'humour de ce personnage interrogeant la figure paternelle tout au long de la pièce.

Merci pour ce très beau spectacle !

Thierry Fievet, Directeur d’Académie des Arts de la Scène et de Musique à Bruxelles, Belgique




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Et si chaque jour était une naissance ?...



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